Der Stand der Dinge
A revoir ou découvrir pour les étudiants en cinéma, un extrait bande annonce du cultissime Stand der Dinge (L’Etat des Choses) de Wim Wenders, Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1982… tout cinéaste peut s’en inspirer pour la lumière sur la splendide Isabelle Weingarten et pour le jeu de Patrick Bauchau (Rohmer, Zulawski, Costa-Gavras…) sans oublier la participation du légendaire Samuel Fuller (Sam avait déjà joué en 1977 dans L’Ami Américain), lui-même réalisateur (I shot Jesse James, en 1949) et scénariste, notament d’Otto Preminger. Roadmovie… extérieurs nuit, univers sombre et côtes ensoleillées, de la Californie au Portugal… pas loin de Sintra si je me souviens… aussi d’une fin de nuit onirique et enfumée avec lui à panam alors qu’il tournait dans Le Sang des Autres de Claude Chabrol, mémorable… vos impressions sur l’extrait…
Regie: Wim Wenders Produktionsfirma: Wim Wenders Produktion (Berlin); Pro-ject Filmproduktion im Filmverlag der Autoren GmbH (München); Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF) (Mainz) Verleih: Kinowelt Home Entertainment © Kinowelt GmbH
Jean-Luc Godard : dernière sortie
JLG n’avait finalement pas souhaité se rendre à la vingtième édition des Prix européens du cinéma pour recevoir un Prix spécial couronnant son oeuvre cinématographique. Préférant adresser à Wim Wenders, le président de l’Académie du cinéma européen, une lettre que celui-ci devait lire à un public de quelque 1 400 personnes. “Vous savez, cela me semble étrange de recevoir un prix pour mon oeuvre, c’est-à-dire pour des films que justement ces gens qui remettent des prix à Berlin ne regardent pas… je ne veux pas critiquer le cinéma actuel. Je dis juste que la plupart des réalisateurs et les trois quarts des gens qui reçoivent aujourd’hui des prix à Berlin n’utilisent la caméra que pour exister, et non pour voir quelque chose, que l’on ne verrait pas sans elle – de la même façon qu’un scientifique ne pourrait voir certaines choses sans son microscope, ou un astronome certaines étoiles sans son télescope.”Au sujet de la réalisation de son prochain film (qu’il “tournera seul, mais vraiment seul”), ne procède pas différemment : “C’est comme des nuages qui prendraient forme. Je sommeille dans mon fauteuil et je ferme les yeux pour voir les choses, car on ne voit pas de la même façon, les yeux ouverts. Avec la caméra, c’est pareil.” (entretien accordé à la journaliste Katja Nicodemus pour l’hebdomadaire allemand Die Zeit, paru le 29 novembre) Photo AFP KAZUHIRO NOGIJean-Luc Godard : dernière sortie
JLG n’avait finalement pas souhaité se rendre à la vingtième édition des Prix européens du cinéma pour recevoir un Prix spécial couronnant son oeuvre cinématographique. Préférant adresser à Wim Wenders, le président de l’Académie du cinéma européen, une lettre que celui-ci devait lire à un public de quelque 1 400 personnes. “Vous savez, cela me semble étrange de recevoir un prix pour mon oeuvre, c’est-à-dire pour des films que justement ces gens qui remettent des prix à Berlin ne regardent pas… je ne veux pas critiquer le cinéma actuel. Je dis juste que la plupart des réalisateurs et les trois quarts des gens qui reçoivent aujourd’hui des prix à Berlin n’utilisent la caméra que pour exister, et non pour voir quelque chose, que l’on ne verrait pas sans elle – de la même façon qu’un scientifique ne pourrait voir certaines choses sans son microscope, ou un astronome certaines étoiles sans son télescope.”Au sujet de la réalisation de son prochain film (qu’il “tournera seul, mais vraiment seul”), ne procède pas différemment : “C’est comme des nuages qui prendraient forme. Je sommeille dans mon fauteuil et je ferme les yeux pour voir les choses, car on ne voit pas de la même façon, les yeux ouverts. Avec la caméra, c’est pareil.” (entretien accordé à la journaliste Katja Nicodemus pour l’hebdomadaire allemand Die Zeit, paru le 29 novembre) Photo AFP KAZUHIRO NOGI