Homo-informaticus cherche qualité de vie
L’impact des technologies sur la qualité de vie révèle un bilan contrasté. Le développement de l’informatique génère des nuisances voire des menaces sur lesquelles se penchent de nombreux scientifiques…
Le terme, au départ, correspond à la “satisfaction de besoins élémentaires quotidiens” : nourriture, accès à l’eau, qualité de l’air… Anthropologues, biostatisticiens, psychométriciens, épidémiologistes, médecins, sociologues, psychologues, statisticiens et autres scientifiques interviennent dans les études sur la qualité de la vie. L’informatique est au cœur de la modélisation du vivant et contribue à l’évidence à l’amélioration de notre qualité de vie. L’apport de l’informatique est essentiel dans l’étude de ces besoins vitaux et de ceux de la santé. La simulation informatique s’impose peu à peu en biologie par exemple : la biologie intégrative simulant d’ors et déjà le fonctionnement d’organes vitaux, un peu comme l’on teste des maquettes sur ordinateur. Des logiciels modélisent le comportement de nos organes et les effets de médicaments sur des modèles virtuels (la modélisation du muscle cardiaque est la plus avancée). L’électronique contribue déjà à compenser des fonctions déficientes pour les handicapés (comme la vue, l’ouie, la parole). Bientôt sans doute, notre doublure informatique nous servira de cobaye et nous pourrons nous soigner sans même abandonner nos activités courantes.
Le concept s’est élargi maintenant à des notions de confort, de « bien-être », et de plaisir individuel, de nouvelles formes « d’écologie sociale » qui entrent dans le champs plus vaste de la réflexion en cours sur les relations entre l’homme et son milieu. Particulièrement du rapport « homme-machine » et de ses répercutions… (caf, publié dans LMI)
Homo-informaticus cherche qualité de vie
L’impact des technologies sur la qualité de vie révèle un bilan contrasté. Le développement de l’informatique génère des nuisances voire des menaces sur lesquelles se penchent de nombreux scientifiques…
Le terme, au départ, correspond à la “satisfaction de besoins élémentaires quotidiens” : nourriture, accès à l’eau, qualité de l’air… Anthropologues, biostatisticiens, psychométriciens, épidémiologistes, médecins, sociologues, psychologues, statisticiens et autres scientifiques interviennent dans les études sur la qualité de la vie. L’informatique est au cœur de la modélisation du vivant et contribue à l’évidence à l’amélioration de notre qualité de vie. L’apport de l’informatique est essentiel dans l’étude de ces besoins vitaux et de ceux de la santé. La simulation informatique s’impose peu à peu en biologie par exemple : la biologie intégrative simulant d’ors et déjà le fonctionnement d’organes vitaux, un peu comme l’on teste des maquettes sur ordinateur. Des logiciels modélisent le comportement de nos organes et les effets de médicaments sur des modèles virtuels (la modélisation du muscle cardiaque est la plus avancée). L’électronique contribue déjà à compenser des fonctions déficientes pour les handicapés (comme la vue, l’ouie, la parole). Bientôt sans doute, notre doublure informatique nous servira de cobaye et nous pourrons nous soigner sans même abandonner nos activités courantes.
Le concept s’est élargi maintenant à des notions de confort, de « bien-être », et de plaisir individuel, de nouvelles formes « d’écologie sociale » qui entrent dans le champs plus vaste de la réflexion en cours sur les relations entre l’homme et son milieu. Particulièrement du rapport « homme-machine » et de ses répercutions… (caf, publié dans LMI)
DRH : le casse-tête de l’internet
L’usage d’internet en entreprise se heurte aux lois de protection des personnes sur leur lieu de travail. Un vrai casse-tête pour les DRH et les DSI…
Les services web utilisés pendant les heures travaillées posent des problèmes exponentiels aux DRH/DSI. Pour les salariés, qui sont aussi citoyens et consommateurs, l’emploi du Net est incontournable, avec toutes les répercussions que cela suppose dans leur façon de communiquer et de consommer de l’information de toute nature… de fait, dans l’industriel ou le tertiaire, une info périphérique au job peut s’avérer stratégique pour le salarié et ses collègues environnants : développements industriels, prévisions de restructurations, alertes boursières, blogs syndicaux… le champ est large.Qu’en est-il donc d’autres connexions en ligne depuis le poste de travail : opérations bancaires à distance, achats courants et autres téléchargements de fichiers de musique et de VOD, sans omettre l’envie de dégoter le dernier gadget high-tech au moindre prix, d’entretenir des communications avec des tiers, de pratiquer des jeux en ligne “pour se détendre”. Mais parfois aussi (à l’insu de la hiérarchie), visiter des sites licencieux, révisionnistes, terroristes… par simple curiosité souvent. En bref, il est devenu quasiment inévitable que des collaborateurs utilisent leur connexion internet de façon dite “inappropriée”. Des faits très courants en pratique, qui soulèvent de nombreux problèmes, car informatique et sécurité ne font pas toujours bon ménage sur le “lieu de travail”. Difficile aussi d’effacer toutes traces ici et là… le surf restant sous haute surveillance.
En matière de sécurité, contrairement à la protection du réseau contre les attaques extérieures, les contrôles effectués sur les “connexions utilisateurs” se limitent en général à de simples vérifications ponctuelles. Sauf instruction express de la DSI, rien n’empêche donc en principe d’installer un navigateur parallèle sur son ordinateur de bureau pour des usages privés. De type “open source” (firefox ou thunderbird pour le courrier, assurant un meilleur contrôle des données de traçage).Vie de bureau versus sécurité informatique
Du point de vue des dirigeants, outre que tout celà occupe de la bande passante, certains téléchargements peuvent déboucher sur des litiges en matière de droits d’auteurs, voire engager l’entreprise au niveau pénal. Sur le plan du droit, en vertu du code pénal, l’entreprise et ses dirigeants, en tant que représentants légaux, peuvent être poursuivis pour complicité ou recel (même si l’utilisation malveillante s’est faite à leur insu). Les sanctions encourues pouvant aller de l’amende lourde, jusqu’à des peines d’emprisonnement. D’où l’intérêt pour les entreprises de se prémunir contre les agissements de collaborateures étourdis. La précaution consistant à filtrer les sites jugés illicites en s’appuyant sur des applications spécialisées. Ce qui est jugé « illicite » devant (en principe) être discuté entre l’entreprise et le CE.
Techniquement, les solutions existent pour contrôler les flux d’informations échangées par les salariés. Des serveurs d’interception de requêtes internes qui vérifient automatiquement la conformité des échanges avec la politique de sécurité maison. Dans le détail, le filtrage d’adresses (URL) se fait en utilisant des logiciels de sécurisation bien connus (de type websense, secure computing, surfcontrol) ; aussi des contrôles de transferts des flux analysés (tcp, http, https, socks, dns, ftp). De même pour les protocoles de messagerie instantanée (windows messenger, aol, yahoo). cafDRH : le casse-tête de l’internet
L’usage d’internet en entreprise se heurte aux lois de protection des personnes sur leur lieu de travail. Un vrai casse-tête pour les DRH et les DSI…
Les services web utilisés pendant les heures travaillées posent des problèmes exponentiels aux DRH/DSI. Pour les salariés, qui sont aussi citoyens et consommateurs, l’emploi du Net est incontournable, avec toutes les répercussions que cela suppose dans leur façon de communiquer et de consommer de l’information de toute nature… de fait, dans l’industriel ou le tertiaire, une info périphérique au job peut s’avérer stratégique pour le salarié et ses collègues environnants : développements industriels, prévisions de restructurations, alertes boursières, blogs syndicaux… le champ est large.Qu’en est-il donc d’autres connexions en ligne depuis le poste de travail : opérations bancaires à distance, achats courants et autres téléchargements de fichiers de musique et de VOD, sans omettre l’envie de dégoter le dernier gadget high-tech au moindre prix, d’entretenir des communications avec des tiers, de pratiquer des jeux en ligne “pour se détendre”. Mais parfois aussi (à l’insu de la hiérarchie), visiter des sites licencieux, révisionnistes, terroristes… par simple curiosité souvent. En bref, il est devenu quasiment inévitable que des collaborateurs utilisent leur connexion internet de façon dite “inappropriée”. Des faits très courants en pratique, qui soulèvent de nombreux problèmes, car informatique et sécurité ne font pas toujours bon ménage sur le “lieu de travail”. Difficile aussi d’effacer toutes traces ici et là… le surf restant sous haute surveillance.
En matière de sécurité, contrairement à la protection du réseau contre les attaques extérieures, les contrôles effectués sur les “connexions utilisateurs” se limitent en général à de simples vérifications ponctuelles. Sauf instruction express de la DSI, rien n’empêche donc en principe d’installer un navigateur parallèle sur son ordinateur de bureau pour des usages privés. De type “open source” (firefox ou thunderbird pour le courrier, assurant un meilleur contrôle des données de traçage).Vie de bureau versus sécurité informatique
Du point de vue des dirigeants, outre que tout celà occupe de la bande passante, certains téléchargements peuvent déboucher sur des litiges en matière de droits d’auteurs, voire engager l’entreprise au niveau pénal. Sur le plan du droit, en vertu du code pénal, l’entreprise et ses dirigeants, en tant que représentants légaux, peuvent être poursuivis pour complicité ou recel (même si l’utilisation malveillante s’est faite à leur insu). Les sanctions encourues pouvant aller de l’amende lourde, jusqu’à des peines d’emprisonnement. D’où l’intérêt pour les entreprises de se prémunir contre les agissements de collaborateures étourdis. La précaution consistant à filtrer les sites jugés illicites en s’appuyant sur des applications spécialisées. Ce qui est jugé « illicite » devant (en principe) être discuté entre l’entreprise et le CE.
Techniquement, les solutions existent pour contrôler les flux d’informations échangées par les salariés. Des serveurs d’interception de requêtes internes qui vérifient automatiquement la conformité des échanges avec la politique de sécurité maison. Dans le détail, le filtrage d’adresses (URL) se fait en utilisant des logiciels de sécurisation bien connus (de type websense, secure computing, surfcontrol) ; aussi des contrôles de transferts des flux analysés (tcp, http, https, socks, dns, ftp). De même pour les protocoles de messagerie instantanée (windows messenger, aol, yahoo). cafSocial networking : IBM ausculte le web 2.0
IBM vient de faire interroger une centaine de cadres bien ciblés sur leur perception du web 2.0 en entreprise. Objectif : évaluer la perception de ces outils en milieu professionnel…
Si l’on en croit les principaux enseignements de cette étude conduite en mars 2008 par Jemm Research (*) pour le compte d’IBM, les blogs, les sites communautaires et les fils de syndications en temps réel (RSS) sont maintenant bien associés au Web 2.0. Dans le cadre d’un usage professionnel, les outils collaboratifs (email, messagerie instantanée, fichiers partagés) s’avéreraient aujourd’hui “indispensables”. Et d’ajouter que les outils communautaires le deviendront aussi dans les deux ans…
En matière de “social networking” précisément, avec un cran de retard sur le monde anglo-saxon, le monde des entreprises françaises commence donc à s’intéresser aux réseaux sociaux (Viadéo, Linkedin, Xing…) vulgarisés par l’Internet “grand public”. Etudier même “comment capitaliser” sur ces nouveaux modes communautaires et collaboratifs issus des concepts du Web 2.0. Le réseau Viadeo s’avèrant de loin le plus connu dans l’Hexagone. Suivi de Facebook, IBM et… Second Life (Linden Lab). Par parenthèse, SL qui, même si sa fréquentation est en forte chute auprès du grand public, demeure un outil de communication utilisé par de grandes entreprises comme… IBM, dont IBM France, avec des ingénieurs affectés à son développement (voir les articles publiés par Presshightech sur Big Blue, en matière de communication d’entreprise et de formation en mode “virtuel”). Des entreprises (Dell aussi) qui n’ont pas hésité à y investir plusieurs millions de dollars.
En revanche, selon l’étude, en matière de pur “podcasting”, Dailymotion ou YouTube ne sont apparemment pas utilisés par les professionnels. De quoi étonner quand même, puisque par exemple, YouTube propose plus de 8 000 vidéos professionnelles à partir du mot-clé “IBM”, plus de 9 000 sur “Oracle” et autant pour “SAP”…
Les outils dits “évolués”, tels que les partages de liens et la gestion des flux RSS (essentiellement), ne sont connus quant à eux que par une minorité de cadres. Une moitié d’entre-eux sont inscrit dans un réseau social et indiquent participer régulièrement à un forum. Mais, il ne se dégage pas de participation active aux “communautés” (la règle des 90% d’utilisateurs passifs, 9% de sporadiques, 1% d’actifs dans les communautés est confirmée par l’étude). Comme le constate Jemm Research, l’écriture d’un blog entrerait “en concurrence avec l’activité professionnelle”. De fait, toujours selon l’étude, les départements des ressources humaines “ne s’impliqueraient pas dans ce mouvement”, qui induit un important “changement” dans les organisations. Celles-ci devant l’accompagner, et donc le budgéter.
Les résultats révèlent aussi que l’utilisation d’autres outils tels que les wikis et les tags (étiquettes) sont encore moins connus. “Chronophages”, “sujets à caution”, les blogs et les wikis ne seraient pas considérés comme indispensables par les cadres interrogés dans l’enquête. On notera que les doutes émis (légitimement) viennent du manque de transparence en matière d’identification des sources d’infos. Il est vrai qu’hormis les blogs et wikis ultra-spécialisés, consacrés à des technologies spécifiques intéressant une communauté précise, le Net fourmille de “papiers”, voire de publi-reportages institutionnels, habilement rédigés sous des atours d’information.
Dernier enseignement enfin, dans les grandes entreprises, dont les collaborateurs ont été sondés par Jemm Research, ce sont bien les plus jeunes collaborateurs qui utilisent ces genres d’outils. En bref, ceux qui travaillent en lien direct avec les clients ou privilégient un mode de travail plus collaboratif pour se faciliter la tâche.
(*) étude pilotée entre-autres par Christophe Toutlemonde, ex-Meta Group, 15 ans chez IBM, spécialiste du e-business et de l’intégration d’applications


